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SICILIA - SIRACUSA (Ve siècle avant J.-C.) Démocratie (466-413 avant J.-C.)
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Tétradrachme signé Euthydamos et Eumènes |
| N° v43_0035 |
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Fecha: c. 415-410 AC.
Nombre del taller: Syracuse Metal: plata Diámetro: 25,5mm Eje de acuñación: 9h. Peso: 17,29g. Grado de rareza: R3
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| Estado de conservación MBC |
Precio de inicio : 7 500 € Valoración : 15 000 €
lote sin vender
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Comentarios sobre el estado de conservación: Exemplaire sur un petit flan épais, bien centré des deux côtés. Droit avec un petit plat sur les deux poitrails des chevaux du quadrige. Petite faiblesse de frappe sur le Skylla. Magnifique composition au style équilibrée du maître Euth... Revers fantastique réalisé par Eumènes avec un petit plat dans la chevelure, de haut relief et d’une qualité de frappe exceptionnelle. Patine grise superficielle, peut-être nettoyée anciennement avec des reflets dorés. |
N° en los catálogos de referencia: Tudeer46 (A/15- R/28) ( ex.) - ANS.273 - MIAMG.4951 (R3) (9000€) - Gulbenkian279 - Rizzo- pl. XLIII, 11
Descripción del anverso: Quadrige galopant au pas à droite, conduit par une Niké tenant les rênes des deux mains ; la Niké est couronnée par une petite Niké volant à gauche ; à l’exergue, le Scylla nageant à droite, tenant un trident reposant sur l’épaule ; derrière, un petit dauphin. Leyenda del anverso: EUQ Traducción del anverso: (Euthydemos). Descripción del reverso: Tête d'Aréthuse à gauche, les cheveux relevés en arrière, ornés d’un épi de blé, retenus par un bandeau, une mèche de cheveux tombant en arrière, d’autres descendant sur le cou ; collier et boucles d’oreille ; petit masque de lion, la gueule béante, pointant à la base du cou. Leyenda del reverso: SURAKO-SION// EUM Traducción del reverso: (de Syracuse/ Eumène). |
Comentario sobre este ejemplar: Mêmes coins que l’exemplaire de l’American Numismatic Society (ANS. 273) et que celui de la collection Gulbenkian (n° 279) que celui de la collection Jameson (n° 796) et celui de la collection Ludwig (Basel 460). Cet exemplaire, une œuvre majeure de l’art grec classique est réalisée par deux artistes qui maîtrisent parfaitement l’art de la gravure monétaire : Euthydamos et Eumènes. | Comentarios: Chaque côté de la monnaie est une œuvre d’art qui réunies, forment un témoignage poignant, artistiquement achevé. Il démontre si nécessaire la maîtrise des deux graveurs Euthydamos, dont la vie et l’œuvre nous sont inconnues et Eumènes, l’un des plus grands graveurs du dernier quart du Ve siècle avant J.-C. à l’image des Kimon, Evainete, ou Heraklides. Chacun sur une petite surface, inférieure à 30 millimètres a réussi à exprimer la quintessence de l’art Grec classique qui provoque en chacun de nous, à des niveaux différents, une charge émotionnelle indicible. E. G. Robinson faisait remarquer dans le catalogue de la collection Gulbekian en 1971 que la représentation du Skylla était exceptionnelle dans le monnayage syracusain et que le droit de notre tétradrachme était le seul à le représenter. Il mettait ce symbole en rapport avec l’expédition athénienne d’Alcibiade et de Nicias en 415-413 avant J.-C. qui s’était lamentablement terminée, pour les Athéniens, par la fuite d’Alcibiade après le sacrilège des Hermès, la défaite navale et terrestre de la plus grande Thalassocratie de l’Histoire, la mise à mort du pauvre Nicias et à la liquidation des forces athéniennes dans les latomies (carrières de pierre) de Syracuse. La défaite montre, pour la première fois, les limites de l’impérialisme athénien qui, battu en brèche, est désormais condamné. Le choix des types, leur diversité, la richesse iconographique et la maîtrise artistique des graveurs syracusains s’opposent à l’austère représentation d’Athéna figée dans un classicisme archaïque et guindé. Ce type est un instantané, fixé dans le temps pour l’éternité, d’un moment rare de l’Histoire où la Beauté unique est la seule réponse à la force brutale des hommes. | Historial: Après la disparition de Hiéron en 467 et l'usurpation de Thrasybule, la démocratie fut instaurée en 466 avant J.-C. à Syracuse comme dans la plupart des cités siciliennes. La ville connut alors une grande période d'expansion économique et politique rayonnant sur l'ensemble de l'île. Simultanément, elle dut lutter contre les Étrusques et surtout contre les Carthaginois qui essayèrent périodiquement de s'installer ou, au moins, de contrôler l'est de la Sicile. Pendant la guerre du Péloponnèse, elle dut affronter sur son terrain la redoutable expédition athénienne menée à partir de 415 avant J.-C. par Alcibiade et Nicias. Après le rappel du premier, la flotte athénienne fut coulée dans le port de Syracuse, Nicias mis à mort et les survivants de l'armée athénienne condamnés aux travaux forcés dans les carrières de pierre. En 409, les Carthaginois envahissent de nouveau l'île et s'emparent de Sélinonte et d'Himère, puis d'Agrigente en 405 avant J.-C. Denys de Syracuse s'empare du pouvoir et refoule les envahisseurs.
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